Our taste for addictive psychoactive substances is attested to in the earliest human records. Historically, psychoactive substances have been used by (i) priests in religious ceremonies (eg, amanita muscaria); (ii) healers for medicinal purposes (eg, opium); or (iii) the general population in a socially approved way (eg, alcohol, nicotine, and caffeine). Our forebears refined more potent compounds and devised faster routes of administration, which contributed to abuse. Pathological use was described as early as classical Antiquity. The issue of loss of control of the substance, heralding today's concept of addiction, was already being discussed in the 17th century. The complex etiology of addiction is reflected in the frequent pendulum swings between opposing attitudes on issues that are still currently being debated, such as: is addiction a sin or a disease; should treatment be moral or medical; is addiction caused by the substance; the individual's vulnerability and psychology, or social factors; should substances be regulated or freely available.
En los primeros registros humanos hay testimonios de nuestro gusto por sustancias psicoactivas adictivas. Históricamente las sustancias psicoactivas han sido utilizadas por: 1) sacerdotes en ceremonias religiosas (ej. amanita muscaria), 2) curanderos con propósitos medicinales (ej. opio) ó 3) la población general de una manera socialmente aceptada (ej. alcohol, nicotina, cafeína). Nuestros antepasados retinaron compuestos más potentes e idearon vías más rápidas de administración, que contribuyeron al abuso. El uso patológico ha sido descrito desde la Antigüedad Clásica. El tema de la pérdida del control de la sustancia, precursor del concepto actual de adicción, ya fue discutido en el siglo XVII. La compleja etiología de la adicción está reflejada en las frecuentes oscilaciones del péndulo entre actitudes opuestas en temas que actualmente siguen siendo debatidos como: si la adicción es un pecado o una enfermedad; si el tratamiento debe ser moral o médico; si la adicción es causada por la sustancia, la psicología y la vulnerabilidad del individuo o por factores sociales; y si las sustancias deben ser reguladas o estar disponibles libremente.
Le goût de l'être humain pour les substances psychotropes addictives est attesté par les sources historiques les plus anciennes. Historiquement les substances psychotropes ont été employées 1) par des prêtres, dans des rituels religieux (p. ex., l'amanite tue-mouches), 2) par des guérisseurs, à des fins thérapeutiques (p. ex., l'opium), ou 3) par la population générale, d'une façon sanctionnée socialement (p. ex., l'alcool, la nicotine et la caféine). L'homme a modifié les substances disponibles pour intensifier leurs effets et accélérer leur absorption, ce qui a favorisé l'abus de ces produits. Des modes de consommation pathologiques sont décrits dès l'Antiquité classique. La question de la perte du contrôle sur la substance, à l'origine du concept actuel de dépendance, est déjà analysée au XVIIe siècle. L'étiologie complexe des addictions se traduit au cours des siècles par des oscillations entre des attitudes opposées, toujours débattues aujourd'hui : les addictions sont-elles un péché ou une maladie, et le traitement doit-il être moral ou médical?; l'addiction est-elle causée par la substance, ou par la vulnérabilité de l'individu et par des facteurs psychologiques et sociaux?; l'accès aux drogues doit-il être libre ou bien régulé?